comment convaincre son banquier ?

Pour un créateur ou un repreneur d’entreprise l’étape financement professionnel est souvent obligatoire.
Toutefois les porteurs de projets sont souvent confrontés à une réticence des banques quant à l’octroi des prêts et la démarche s’avère plus difficile que prévue.

Afin de convaincre son banquier de nous prêter, il est nécessaire de connaître ses critères de décision quant à l’octroi d’un prêt professionnel et de respecter certaines règles:

- L’Adéquation homme-projet: Si le banquier s’intéresse au parcours du créateur ou repreneur c’est qu’il souhaite valider son profil avec le projet de création ou reprise et de s’assurer qu’il existe bien une adéquation entre le porteur du projet et l’affaire rachetée.
Est-ce que votre formation et/ou votre parcours professionnel est en phase avec votre projet ?
On ne s’improvise pas mécanicien ou cuisinier.
Est-ce que l’affaire rachetée possède un potentiel de développement et correspond à votre tempérament de développeur ou est-ce une affaire pour un profil de gestionnaire ?
L’examen de la situation personnelle du créateur est également systématique : situation familiale, participation du conjoint à l’activité, revenus actuels/revenus futurs…

- L’apport : La majorité des projets, pour ne pas dire tous, nécessite un apport. Il n’existe pas de règles précises en la matière, cela dépend effectivement de l’activité, du niveau d’investissement, de la rentabilité…
Toutefois un apport de minimum de 25-30 % est souvent requis, en deçà la rentabilité est souvent insuffisante pour permettre le paiement du prêt.
Il est préférable que cet apport provienne d’une épargne personnelle, preuve de l’implication et de la préparation du projet, plutôt que d’un don familial, même si il est accepté dans le cadre d’un dossier de financement.

- Les éléments financiers : Souvent sous estimés ou mal maitrisés par le porteur du projet, les éléments financiers sont pourtant un des points importants d’une demande de financement professionnel.
En effet le banquier portera un regard particulier sur les chiffres du vendeur et sur le prévisionnel d’exploitation et notamment sur la construction du chiffre d’affaires dans le prévisionnel. La crédibilité du porteur du projet passe par la maîtrise de l’ensemble de la partie financière. Il est nécessaire de connaître son plan de financement, prévisionnel, le besoin en fonds de roulement, tableau de trésorerie…
Le banquier se concentrera également sur la capacité de l’entreprise à payer le prêt sollicité.

De façon générale, le banquier regarde la cohérence globale d’un dossier, l’adéquation homme-projet, la capacité financière de l’entreprise avant de se décider, restera ensuite à régler à définir la garantie en fonction du montant emprunté et de la qualité du projet.

Le créateur doit donc démontrer qu’il maîtrise parfaitement son projet et faire preuve d’une forte motivation.

N’ayant souvent que très peu de temps à accorder, les banquiers apprécient les dossiers complets mais concis.
La qualité du dossier constitue donc une des clés de la réussite dans une demande de financement professionnel.
Financement-chr.fr et financement-camping.fr , courtier en crédit spécialisé, vous accompagne dans votre démarche de financement et la constitution de votre dossier afin d’optimiser vos résultats.

Valorisation d’un fonds de commerce de Café Hôtel Restaurant

Le fonds de commerce est constitué d’un ensemble de biens corporels et incorporels.
L’ensemble de ces éléments permettent une exploitation par un commerçant en vue de satisfaire une clientèle.
Les éléments corporels, ils sont constitués du matériel, outillage, véhicule, le mobilier et les installations.
Les éléments incorporels sont constitués de la clientèle, l’achalandage (clientèle potentielle), le droit au bail, l’enseigne, le nom commercial, les brevets, les marques et licences.
On retrouve toujours ces éléments constitutifs d’un fonds de commerce, quelque soit l’activité bar, hôtel, restaurant, pizzéria…
Les marchandises (le stock) font l’objet d’une évaluation séparée et rajoutées au montant de la vente. Un inventaire est établi lors de la reprise d’un fonds de commerce et détermine la valeur du stock.
Pour évaluer un fonds de commerce il faut prendre en compte ces différents éléments et les pondérer par rapport à la valeur d’un emplacement, l’état des agencements et du matériel, l’état des locaux, le niveau d’activité…
Afin d’estimer au mieux un fonds de commerce une visite sur place s’impose, un restaurant avec un bon emplacement et des agencements de qualité se valorisera plus fortement qu’un restaurant à emplacement identique mais avec des agencements délabrés.

Pour la valorisation d’un fonds de commerce plusieurs méthodes existent,
les 2 principales sont :
- valorisation par le chiffre d’affaires
- Valorisation par la rentabilité

Valorisation par le chiffre d’affaires
Cette méthode de valorisation consiste à dégager le chiffre d’affaires annuel moyen des trois dernières années d’exploitation et à lui appliquer un pourcentage en fonction de la nature du commerce considéré.
Il existe des barèmes, sans caractère officiel, qui donnent une fourchette de valorisation (par exemple entre 60 et 100 % du CA) et qui doivent être pondérés en tenant compte des caractéristiques propres à l’affaire.
Ci-dessous quelques exemples de valorisation d’activités CHR
- Brasserie et Restaurant : 80 à 120 % du CA HT
- Sandwicherie, vente à emporter, restauration rapide : 100 à 120% de CA HT
- Café, bar : 350 à 500 fois la recette journalière TTC en province
- Hôtel-bureau : 2 à 3 fois le CA HT
- Hôtel-restaurant : 130 % du CA HT

Ces valeurs s’entendent hors stock.
Les variations à l’intérieur de ces fourchettes d’évaluation dépendent des caractéristiques propres à l’affaire : qualité de l’emplacement pour un bar-restaurant, état des locaux, valeur des équipements, rentabilité dégagée, respect des normes pour un hôtel…

Valorisation par la rentabilité
Cette méthode d’évaluation se base sur la rentabilité brute dégagée par l’affaire, l’indicateur utilisé est celui de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation), c’est à dire la rentabilité brute de l’affaire avant rémunération de l’exploitant et politique d’amortissement.
Pour valorisé un fonds de commerce on retraite la rémunération de l’exploitant et du conjoint (et les éventuels charges liés à l’exploitant et loyers de crédit bail), on parle alors d’EBE « corrigé » ou « retraité ».
On considère la valeur à 3 fois l’EBE corrigé.
Exemple si EBE corrigé 80 K€, valeur du fonds 80X3= 240 K€

Cette méthode d’évaluation doit également être pondérée en tenant compte des caractéristiques propres à l’affaire. Un hôtel aux normes actuelles et futures, avec un mobilier en bon état sera payé largement plus de 3 fois l’EBE.

Il n’existe pas de méthode infaillible pour valoriser un fonds de commerce, les 2 méthodes citées peuvent être utilisées pour en sortir une moyenne et donner un repère, mais ce sont bien les caractéristiques propres de l’affaire qui influent sur son prix.
Si vous êtes intéressé par une affaire dont le fonds de commerce n’est pas en vente par l’intermédiaire d’un agent immobilier spécialisé, pour vous accompagner dans l’évaluation vous pouvez faire appel à un expert comptable ou encore à un courtier en crédit professionnel spécialisé dans le financement de café hotel restaurant, comme financement-chr.fr
De part son expérience il pourra vous aider à valoriser une affaire et étudier la faisabilité bancaire.

• Qu’est-ce qu’un crédit professionnel ?

Un prêt professionnel est destiné à financer un investissement corporel ou incorporel et à usage professionnel (fonds de commerce, matériel, véhicule, travaux, locaux commerciaux, besoin en fonds de roulement…).
Le financement professionnel est exclusivement destiné à une clientèle de commerçant, artisan, profession libérale, PME-PMI.
La durée du financement est de 2 à 15 ans, avec une quotité de financement pouvant aller jusqu’à 100% du montant de l’investissement.
La périodicité de remboursement est le plus souvent mensuelle mais peu également être trimestrielle, semestrielle ou annuelle.
Dans certains cas un différé d’amortissement peut être mis en place.
La banque demande généralement une garantie qu’il convient d’adapter au mode de financement retenu et à l’objet du prêt (caution du dirigeant, nantissement du fonds de commerce, société de caution mutuelle …)
Une assurance décès invalidité couvrant le dirigeant est dans la plupart du temps assortie au financement.

Le taux du prêt peut être fixe ou variable
- Prêt professionnel à taux fixe : Le taux est fixe pendant la durée du crédit, la mensualité reste constante.
- Prêt professionnel à taux variable : Le taux varie suivant un indice de référence et à une fréquence définie, par exemple : variation annuelle du taux par rapport à l’indice Euribor 3 mois.
La mensualité évoluera alors à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution de l’indice de référence.

- Prêt professionnel PBE : Le Prêt Bonifié Entreprise permet de bénéficier de taux intéressant, il provient des ressources du Livret Développement Durable (ex Codevi).
Le taux est fixe ou indexé en fonction de la rémunération du LDD.

Pour vous aider à mettre en place la solution de financement la mieux adaptée (type de prêt, garantie…) et obtenir de bonnes conditions d’emprunt, le courtier en crédits professionnels vous accompagne dans votre démarche de financement, en toute indépendance et négociera pour vous les meilleures conditions du marché.